Site Russe des académies
MEN
Accueil du site > Actualité culturelle > Apprendre la langue russe à Saint Etienne

Apprendre la langue russe à Saint Etienne

mardi 27 septembre 2011, par Elena Beliaeva

Lycée Honoré d’URFE et Lycée Claude FAURIEL

 Deux établissements de Saint Etienne proposent aux élèves la LV3 russe. Il s’agit des lycées Claude FAURIEL et Honoré d’URFE.

Lisez quelques détails sur l’avis de ces élèves qui, un jour, ont décidé de choisir le russe. La première question que leurs camarades de classe ont posée : Pourquoi le russe ?

Et voici ce qu’ils répondent :

-  Le russe est une langue très belle que l’on entend très peu en France. Cela permet de découvrir une autre langue, d’autres horizons et de se distinguer. (A.B., Première L)
-  Parce que tout le monde nous dit « Waouh, vous faites du russe ? Ce n’est pas trop dur ? » et que nous répondons « Non, pas du tout. » (L .B., Première S)
-  C’est un bon moyen pour avoir de bonnes notes ! ;-)) Inconnu (-e)

Après avoir fait un an ou deux, ils partagent leurs impressions :

-  Maintenant nous savons répondre à des questions dans les jeux télévisés,
-  On sait désormais que Caran d’Ache vient du russe карандаш qui veut dire « crayon »
-  Cela nous a permis de faire un voyage en Russie !

Il est vrai que le plus grand évènement pour les élèves est sans doute le voyage en Russie qui leur a permis de découvrir les deux plus belles villes russes : Moscou et St Petersburg. Les élèves de deux établissements ont effectué ce voyage ensemble. L’accueil qu’ils ont reçu à l’Ecole moscovite n°1248 a marqué les Français. La sympathie entre les jeunes des deux pays était immédiate.

-  Le voyage était très intéressant car nous avons découvert une autre culture. Le métro moscovite m’a marqué par son esthétique, notamment visuelle.
-  La visite de la Place Rouge était très impressionnante. Une fois que l’on a vu la cathédrale de Basile le Bienheureux, on savait que l’on était à Moscou.
-  La Place du Manège nous a permis de voir beaucoup de phénomènes.
-  Le quartier des Théâtres notamment avec le Bolchoï était très beau.
-  Le voyage était tout simplement fantastique. Tout d’abord parce que la Russie, c’est beau. La Place Rouge la nuit, c’était magique. Ensuite, parce que l’on est un super groupe, il y a une bonne ambiance !
-  La Perspective Nevski à Saint Petersburg était splendide. Surtout la grande librairie. Mais l’enseigne « Pepsi » était trop bizarre au milieu des églises.

Dans les deux établissements stéphanois, les élèves ont eu l’occasion de rencontrer Olga DZIOMKINA. Ses œuvres se trouvent au centre de l’UNESCO, à la Fondation de Pierre CARDIN, dans les nombreuses collections privées. Vous trouverez son nom dans les catalogues et les Encyclopédies des pays de l’Europe et de l’Asie (Japon). Elle a gagné de prestigieux prix lors de concours internationaux. Tout d’abord, ils ont découvert les dessins originaux qui servaient à illustrer les livres « Nous, les moutons » (texte de J-M. VARACHE) et « Le Voyage sur la planète des rêves » (texte d’Emilia LIEGUTE). Olga DZIOMKINA leur a parlé du travail d’un artiste à partir d’un texte littéraire, des inspirations qu’elle trouvait dans ses souvenirs ou dans sa vie de tous les jours. Elle a répondu aux nombreuses questions des adolescents sur les moyens techniques utilisés dans la création et la production artistique. Plusieurs élèves ont décidé d’acheter les livres d’Olga pour garder des souvenirs de cette rencontre. Ils sont partis avec les livres dédicacés par les dessins que l’artiste avait réalisés sous leurs yeux émerveillés. Tous les élèves et leurs professeurs ont apprécié l’exposition sur les échanges linguistiques bilatéraux organisés par l’Ambassade de France en Russie. Nous avons pu apprendre pourquoi le mot russe « fougère » signifie « une coupe de champagne ». Et pourquoi à votre avis les Russes appellent leur « orgue de barbarie » « charmanka » ? En hommage à la « Charmante Gabrielle » de Henri IV ! Ce premier contact avec la langue russe a incité quelques élèves du Lycée à participer au concours organisé par l’Ambassade de France en Russie. Cette fois ci, il fallait trouver des expressions idiomatiques qui ne se traduisent pas mot à mot. Amicie DELAHAIE (PrS) et Clémentine CLAVREUL (TerES) ont remporté le 1er et deuxième prix. A l’issue du concours, une exposition a été réalisée sur le thème des expressions françaises et russes et prêtée aux établissements scolaires français et russes. Nous avons vu et lu les affiches avec des expressions choisies par Amicie et Clémentine. Les filles ont également reçu un petit cadeau de l’Ambassade de France ! « J’ai participé à ce concours car j’ai trouvé cela très original. Travailler sur des expressions de la vie quotidienne permet non seulement de découvrir la culture russe mais également de mieux connaître notre propre langue. De plus, certaine expressions étaient très drôles ! » - nous a confié Amicie. Clémentine : « J’ai voulu participer à ce concours parce que j’ai bien aimé l’idée : rechercher l’origine d’expressions idiomatiques françaises et russe et donner leur sens. C’est toujours intéressant de comprendre d’où viennent ces expressions qu’on utilise encore souvent ! Je ne pensais pas avoir la deuxième place, tout simplement parce que ça n’est pas évident d’expliquer ou de trouver l’origine d’une expression étrangère ! C’était donc une bonne surprise d’apprendre que j’avais été sélectionnée. » Pour terminer cette année scolaire, tous les élèves ont participé au Premier tour des Olympiades de la langue russe organisé sous la tutelle du Ministère de l’Education. Les scores obtenus ont permis aux nombreux participants de recevoir une Attestation de succès. Une dizaine d’élèves ont eu le feu vert pour partir à Lyon en novembre 2011 et se présenter au 2ème tour au niveau académique. Et s’ils réussissent en novembre, il leur faudra être prêts pour aller à Paris en mars 2012… et à Moscou en juillet !

 On croise les doigts !


Portfolio

Amicie et Clémentine posent à côté de leurs créations. O.Dziomkina et ses illustrations. Un grand moment de questions-réponses Une fois que l'on a vu la cathédrale de Basile le Bienheureux, on savait (...)

Site Russe des académies
Directeur de publication : l'inspection de russe