Site Russe des académies
MEN

Spectacles

mardi 6 septembre 2016

Portfolio

Théâtre Gérard Philipe. Une mouette. N. Erdman : le suicidé Théâtre Gérard Philipe : Karamazov A. Akhmatova : Requiem N. Gogol : Le Revizor Une mouette. Amandiers-Nanterre. Rustika, d'après La demande en mariage d'A. Tchekhov Le duelliste d'après I. Tourgueniev A. Tchekhov : La mouette Nijinsky - Baryshnikov La famille Semianyki Slava's Snowshow La Mouette - mise en scène d'Ostermeier Vania Ici les aubes sont plus douces Снегурочка Eugène Onéguine Jeanne d'Arc Espia a una mujer que se mata

À l'affiche

  • le samedi 1er avril 2017

    La famille Semianyki

    Théâtre Montansier

    lieu : Versailles (78)

  • du lundi 6 mars 2017 au samedi 1er avril 2017

    A. Tchekhov : La Mouette

    Théâtre de la Bastille

    « Le plus souvent on mange, on boit, on flirte, on dit des sottises. C’est ça qu’on doit voir sur scène. Il faut écrire une pièce où les gens vont, viennent, dînent, parlent de la pluie et du beau temps, jouent au whist, non par la volonté de l’auteur, mais parce que c’est comme ça que ça se passe dans la vie réelle. » Conversation de Anton Tchekhov avec le poète Serge Gorodetsk.

    Après le beau succès du Misanthrope au Théâtre de la Bastille (automne 2014) et les deux années de tournée qui ont suivi, Thibault Perrenoud revient présenter La Mouette avec la même équipe.

    Travaillant à partir d’une nouvelle traduction et adaptation proposée par Clément Camar-Mercier, Thibault Perrenoud interroge les modulations des mots, leurs répétitions et les contorsions des phrases. Dans cette version, ce qui pouvait être dit ou non dans la Russie du XIXe sera repensé à l’aune des possibles et des interdits de notre époque. Toutes les grandes pièces de Tchekhov s’articulent dans une écriture musicale proche de la sonate. Les thèmes se répondent, s’entrechoquent, font échos ou résonnent en contrepoint d’un bourdon lancinant. Le titre donne immédiatement le ton, faisant clairement sonner le mode mineur de la pièce : tchaïka (la mouette), évoque le verbe tchaïat (espérer vaguement). Mais le mot poustiaki (balivernes, bêtises, du vent...), revenant lui aussi comme un leitmotiv dans la bouche des protagonistes, balaie le vague espoir précieusement enchâssé dans le titre. Ce dernier mot condense à lui seul ce symptôme de la modernité naissante que Tchekhov dénonce : l’évitement des problèmes, des angoisses de la vie par un usage pernicieux du langage. « Parlons de rien, cela vaut mieux », semblent toujours proférer les personnages, « mais parlons quand même, nous n’avons pas le choix ». Poustiaki, c’est le diagnostic clinique de Tchekhov sur son époque et l’annonce de la pandémie à venir dévorant la nôtre. Dans une disposition tri-frontale de plain-pied, les acteurs se réunissent donc pour assister à la représentation de la pièce mise en scène par Treplev : « Ça commence bientôt. Regardez : le théâtre. Voilà le théâtre. Il ne faut pas grand chose, n’est-ce-pas : un espace. Un lieu vide. Je n’aime plus les décors, ni les costumes, d’ailleurs. C’est très surfait. Non ! Il faut juste le lac... Et la lune, la lune comme lever de rideau... ». Treplev, La Mouette, Acte I. Spectateurs et acteurs sont les témoins de cette tentative avortée. De l’interruption violente de cette représentation d’inspiration symboliste naît l’opportunité unique d’explorer toute la profondeur de cette vertigineuse mise en abîme. Dans cette version de La Mouette, les prénoms russes trouvent leurs équivalents français. Affranchis de toute forme d’exotisme, de toute facilité de divertissement, nous entendons résonner au plus profond de nous-mêmes le propos de Tchekhov : « On exige du héros, de l’héroïsme, qu’ils produisent des effets scéniques. Pourtant, dans la vie, ce n’est pas à tout bout de champ qu’on se tire une balle, qu’on se pend, qu’on déclare sa flamme et ce n’est pas à jet continu qu’on énonce des pensées profondes »

    C.P.

  • du vendredi 17 mars 2017 au dimanche 2 avril 2017

    M. Gorki : Les Bas-fonds

    Les Gémeaux

    « L’enjeu de ce spectacle est de trouver une forme qui permette de rendre compte de toute la puissance politique sociale et humaine de la pièce en évitant les clichés réalistes qu’une telle problématique peut provoquer. Dans l’état de crise que nous vivons, s’attacher à décrire et à comprendre ces exclus permet aussi de mieux nous comprendre nous-mêmes. Je souhaite aussi, pour revenir à Gorki que j’apprécie particulièrement pour son parcours humain exceptionnel, faire entendre ses désirs, ses utopies et ses contradictions politiques. Pour moi, il s’agit de l’un des plus grands auteurs russes qui a suivi, puis critiqué les plus importants responsables révolutionnaires de son temps. Ainsi a-t-il côtoyé Staline et ses proches jusqu’aux limites du possible. Pièce de troupe, pièce de groupe, pièce d’acteurs Les Bas-fonds me donnent l’occasion de retrouver les comédiens qui m’ont accompagné sur les précédentes créations et d’intégrer dans cette équipe les jeunes talents sortant de l’école du Théâtre National de Bretagne. » Éric Lacascade

    « Maxime Gorki : un auteur chez lequel Eric Lacascade trouve ce qu’il cherche au théâtre : face aux mouvements du monde, de simples humains, plus ou moins responsables. En 2006 avec les Barbares, en 2010 avec les Estivants (présenté aux Gémeaux) il montrait l’inconscience d’une bourgeoisie sur le déclin. Avec les Bas Fonds, nous voilà face à ces gens, de plus en plus nombreux, que nous côtoyons sans cesse : les sans abri. Ici, nous les rencontrons réfugiés dans l’un de ces endroits où tout au moins, ils trouvent « leur » abri. La pièce date de 1902, la souffrance, l’humiliation, les vains désirs, la vaine colère, le besoin vital de croire à tout prix en quelque chose de mieux, le rire pour ne pas mourir… Qu’est ce qui a changé ? On se déchire, on aime, on rêve, on espère, on ment. On vit ensemble. » Colette Godard

    lieu : Sceaux (92)

  • du mercredi 19 avril 2017 au samedi 22 avril 2017

    Cosmos russe (13ème édition)

    Théâtre de l’Atalante

    Musique pop, musique folk, musique rock, musique classique, chansons, poésie, théâtre… Douzième saison de ce festival à l’Atalante, avec des artistes russes venant de Russie, mais aussi des artistes russes vivant en France.

    Programme détaillé courant février 2017.

    Coproduction : Kirill Terr, Communauté russe d’Europe Coréalisation : Théâtre de l’Atalante

  • le mardi 25 avril 2017

    Grenier des acteurs : Loïc Corbery / Fedor Dostoïevski

    Comédie française

  • du samedi 15 avril 2017 au mercredi 3 mai 2017

    N. Rimski-Korsakov : La Fille de neige

    Opéra Bastille

  • du mercredi 19 avril 2017 au vendredi 5 mai 2017

    Une mouette, d’après La Mouette d’A. Tchekhov

    Théâtre Gérard Philipe

  • le mardi 23 mai 2017

    Grenier des poètes : Sylvia Bergé / Marina Tsvetaïeva

    Comédie française

    La saison dernière, le public découvrait, à l’occasion du Grenier des acteurs, la Coupole de la Salle Richelieu, un espace en forme de cocon abrité sous les toits. Ces rencontres avec un acteur de la Troupe donnent à entendre toutes les formes d’écriture dans l’intimité d’un lieu propice à nourrir l’imagination. Cette saison, en complément du Grenier des acteurs, deux nouvelles séries de rendez-vous voient le jour : le Grenier des poètes et le Grenier des maîtres. Grenier des poètes Sur le même principe que le Grenier des acteurs, un comédien de la Troupe vient partager une heure de poésie, comme une parenthèse en début de soirée.

  • du mardi 16 mai 2017 au mercredi 14 juin 2017

    P. Tchaikovski : Eugène Onéguine

    Opéra Bastille

  • du mardi 24 octobre 2017 au jeudi 23 novembre 2017

    Espia a una mujer que se mata, d’après Oncle Vania d’A. Tchekhov.

    Théâtre de l’Epée de Bois

    Spectacle en français. • Les créateurs adaptent un grand classique du théâtre russe et cherchent par tous les moyens à s’adresser le plus directement possible au spectateur. L’enchainement rapide des événements nous laissent la chair à vif et rajoutent à la souffrance et la mélancolie qui se dégagent du texte comme la sensation d’une présence absente. • Déjà présentée en 2008 à la MC93, Espia a una mujer que se mata, adaptation originale d’Oncle Vania de Tchekhov, a été crée avec la volonté du metteur en scène argentin que « rien ne doit donner l’impression qu’il s’agit simplement d’une bonne répétition ». Daniel Veronese « veux créer l’illusion que nous voyons quelque chose qui ne peut être reproduit et que nous ayons le sentiment de ne pas pouvoir fermer les yeux ou quitter prématurément la salle sans avoir raté quelque chose d’essentiel dans notre vie. »


Site Russe des académies
Directeur de publication : l'inspection de russe