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Spectacles

mardi 6 septembre 2016

Portfolio

Théâtre Gérard Philipe. Une mouette. N. Erdman : le suicidé Théâtre Gérard Philipe : Karamazov A. Akhmatova : Requiem N. Gogol : Le Revizor Une mouette. Amandiers-Nanterre. Rustika, d'après La demande en mariage d'A. Tchekhov Le duelliste d'après I. Tourgueniev A. Tchekhov : La mouette Nijinsky - Baryshnikov La famille Semianyki Slava's Snowshow La Mouette - mise en scène d'Ostermeier Vania Ici les aubes sont plus douces Снегурочка Eugène Onéguine Jeanne d'Arc Espia a una mujer que se mata

À l'affiche

  • du mercredi 7 décembre 2016 au dimanche 11 décembre 2016

    Slava’s Snowshow

    Théâtre André Malraux

    lieu : Rueil-Malmaison (92)

  • du mardi 22 novembre 2016 au dimanche 11 décembre 2016

    B. Vassiliev : Ici les aubes sont plus douces

    Théâtre douze

    Vous vous souvenez les filles, on tenait nos fusils comme des poupées…

    Ici les aubes sont plus douces est un classique de la littérature russe, plusieurs fois adapté au théâtre et au cinéma. S’inspirant de l’engagement réel de très nombreuses femmes sur le front il connaît un succès national. Aujourd’hui il est, pour la première fois porté sur les scènes françaises.

    « Réel, historique, bouleversant. Ne manquez pas, s’il vous plait, d’aller applaudir ces combattantes héroïques qui prennent le temps de s’habiller joliment avant d’aller mourir. Elles sont vivantes, drôles, enfantines, coquettes, parfois terrifiées, la plupart du temps follement courageuses. Cette pièce est un joyau de poésie, de fraîcheur, de littérature et de tragédie. Cette merveille de théâtre » Philippe Caubère - Oct. 2015

  • du jeudi 8 décembre 2016 au vendredi 30 décembre 2016

    La famille Semianyki

    La Cigale

    Dans un décor à mi-chemin entre bric-à-brac de grenier et foire à la ferraille, les Semianyki racontent les déboires d’une famille totalement déjantée, qui tente de survivre dans une Russie déglinguée. Sans jamais prononcer un mot, sur un rythme effréné et avec une formidable science du burlesque, la troupe dessine un monde où l’absurde est roi, mais où la magie est toujours prête à renaître. Ils s’y font les blagues les plus cruelles, s’adorent et s’entretuent, survivent avec une insolence réjouissante et, au passage, dressent un portrait acide et sans pitié de la société. Un tourbillon règne sur le plateau dans un mélange de commedia dell’arte, de bouffonnerie slave, de mime à la française et d’art légendaire du clown populaire russe.

  • du jeudi 6 octobre 2016 au jeudi 5 janvier 2017

    Le duelliste, d’après I. Tourgueniev.

    Théâtre Darius Milhaud

    En 1829 dans le petit village de Kirilov, en Russie méridionale, tout le monde évite le capitaine Loutchkov, redouté pour ses duels. Seuls Maria Perekatova et Théodore Kister vont s’intéresser à son sort et essayer de le sauver de lui-même... Derrière le « drame bourgeois » on retrouve dans cette admirable nouvelle de Tourgueniev le souffle tragique de la grande littérature russe du XIXème siècle : Une force mystérieuse entraîne les êtres vers une destinée qui semble déjà écrite, les péripéties amoureuses et mondaines ne sont qu’une parenthèse qui ne fait que repousser l’inéluctable.

    Cette nouvelle adaptation transpose le personnage de Maria, une trentaine d’années plus tard. Elle revient sur les semaines enfiévrées et tragiques qui ont ébranlées sa jeunesse : les circonstances de ce double duel entre ces deux officiers de l’armée russe, tour à tour ennemis puis amis et finalement rivaux pour les beaux yeux de la belle Maria… mais elle évoque aussi les évènements historiques de ce début de XIXème siècle marqué par l’épopée napoléonienne en Europe, les tensions idéologiques autour de l’abolition du servage et la propagation des idées révolutionnaires venues de France qui allaient embraser la vieille Russie impérialiste et féodale.

  • du samedi 14 janvier 2017 au dimanche 15 janvier 2017

    Requiem, poèmes d’Anna Akhmatova

    Théâtre Gérard Philipe

    Si les mots de la poétesse russe Anna Akhmatova, interdite de publication par le régime stalinien, parviennent encore jusqu’à nous aujourd’hui, c’est qu’elle les a d’abord inscrits dans les esprits avant de les figer sur le papier. Elle a confié à la mémoire de ses amies les douze poèmes et la préface de Requiem, composés entre 1935 et 1938. André Markowicz, traducteur des plus grands auteurs russes, compagnon de longue date du TGP, propose avec ce concert-lecture une expérience similaire : confier, dans l’instant, les mots parlés, langues mélangées ; délivrer les poèmes dans l’immédiateté, de bouche à oreilles, de coeur à coeur. Les mots incandescents d’Akhmatova traversent le temps, et l’on entend pleinement la terreur totalitaire, la séparation d’avec les proches, la révolte et la colère, le rythme des saisons, les instants sauvés par la beauté. La violoncelliste Sonia Wieder-Atherton, en choisissant de faire entendre les notes de Benjamin Britten en regard des mots d’Anna Akhmatova, ouvre un espace sonore inattendu, hors de toute illustration. Le dialogue entre les cordes et la voix s’installe pourtant comme une évidence, tant la charge émotionnelle et l’épure formelle des deux matériaux se font écho.

    « Je suis le contemporain d’Anna Akhmatova. » Ossip Mandelstam

  • du mardi 10 janvier 2017 au dimanche 15 janvier 2017

    I. Viripaev : Illusions

    Théâtre 71

    Sandra, Dennis, Albert et Margaret s’aiment d’amour et d’amitié depuis leur plus tendre enfance. Mais au soir de leur vie, il est temps pour eux de faire le bilan, de se dire la vérité s’avouer leurs échecs, leurs résignations et leurs joies. Faire la lumière sur cinquante années d’amour, de désir, de trahison, de ressentiment, de tromperie, de mensonge et d’illusion… Est-ce que l’amour est illusoire ? Est-ce sa force que de se nourrir d’illusions ? Dans ce conte envoûtant et nimbé de mystère, Ivan Viripaev produit une réflexion vertigineuse et pleine de sagesse, sur l’existence et la condition humaine. Entre réalité et fiction, vécu et fantasme, la mise en scène de Julia Vidit saisit le spectateur pour le précipiter dans un tourbillon de faux-semblants et l’inviter à se questionner, à son tour, sur l’amour et la nécessité de sa réciprocité. Brouillant sans cesse les pistes, ses quatre comédiens trentenaires livrent les confidences de ces deux couples octogénaires et évoquent, non sans ironie, l’illusion d’aimer autant que le plaisir de l’avoir été. Oh, Oh Vertige de l’amour…

    lieu : Malakoff (92)

  • du jeudi 15 décembre 2016 au samedi 21 janvier 2017

    Letter to a man de Robert Wilson par Mikhail Baryshnikov, d’après le Journal de Nijinsky. En anglais et en russe surtitré en français.

    Théâtre de la Ville

    Virtuose prodigieux, Nijinski renouvela l’art de la danse au sein des Ballets russes que dirigeait Serge Diaghilev dans les premières années du XXe siècle. Nijinski est aussi l’auteur d’un journal secret, tenu pendant six mois dans lequel il note ses préoccupations au sujet de l’art, de la religion et de ses relations avec ses proches. Ce texte fébrile rédigé par un homme troublé à la raison vacillante fascine depuis longtemps Mikhail Baryshnikov. À l’invitation de Robert Wilson, il interprète aujourd’hui ce témoignage bouleversant d’un artiste en train de sombrer dans la folie. Le titre du spectacle, Letter to a Man, renvoie à Diaghilev dont Nijinski fut l’amant avant de le quitter pour épouser Romola de Pulszky. Leur séparation fut sans doute le point de départ de sa maladie. Après The Old Woman de Daniil Kharms, c’est un plaisir de retrouver Mikhail Baryshnikov sous la direction de Robert Wilson. Hugues Le Tanneur

    lieu : Espace Cardin

  • du jeudi 12 janvier 2017 au dimanche 22 janvier 2017

    Une mouette et autres cas d’espèces

    Nanterre-Amandiers

    À l’invitation d’Hubert Colas, des auteurs contemporains s’emparent de La Mouette pour parler de leur écriture, de leur perception du monde, de l’amour, de la littérature, du théâtre. En prologue, Jacob Wren nous livre une vision politique du texte, ancrée dans un monde marqué par le réchauffement climatique et par un certain retour à la féodalité. Angélica Liddell signe l’épilogue. L’écriture collective démultiplie la puissance de cette pièce de la fin du xixe siècle. Attentif à la pluralité des voix et aux points de vue multiples, Hubert Colas amplifie les échos, suit un fil souterrain qui interroge le pouvoir des mots, des regards et de la représentation, instille sa mise en scène dans les brèches des univers de chaque auteur. Interpréter, réincarner, les acteurs cultivent une relation ouverte avec les fantômes de La Mouette de Tchekhov, tout en instaurant un rapport d’immédiateté absolue à l’espace et à l’instant. Plusieurs gestes d’écriture dessinent dans la pièce des situations tout à fait inédites. Ainsi Treplev ressuscite dans l’acte 4 pour une ultime prise de parole qui fait de la pièce un possible vagabondage avec les morts. Et Hubert Colas de nous confier : « J’aime cette idée de corps morts, de corps en renaissance, qui font d’ailleurs écho au Mariage de Gombrowicz et à Hamlet de Shakespeare », rares œuvres de répertoire qui dessinent une filiation secrète dans l’histoire de sa compagnie.

  • du jeudi 12 janvier 2017 au dimanche 22 janvier 2017

    A. Tchekhov : Les méfaits du tabac, La demande en mariage, L’ours, Le chant du cygne.

    La Scène Watteau

    Ces courtes pièces sont autant d’instants de vie auxquels l’écriture de Tchekhov insuffle une unité teintée de drôlerie, d’intelligence et parfois de lyrisme. 4 pièces en un acte, 4 chefs-d’oeuvre illuminés par l’humour et le sens de l’observation du dramaturge russe.

    A propos de sa pièce « Le chant du cygne, Anton Tchekhov précisait : « C’est le plus petit drame du monde, il se jouera en quinze, vingt minutes. Je l’ai écrit en une heure et cinq minutes ». Car le dramaturge russe aborde le théâtre comme il aborde la littérature, avec une grande concision et une méfiance à l’égard de lui-même. Courts et dépouillés, ces petits actes n’en constituent pas moins une anthologie des thèmes développés par Tchekhov tout au long de son oeuvre.

    « Les pièces doivent être mal écrites, avec insolence, c’est-à-dire, sans souci de bien écrire, avec aisance » soulignait aussi Tchekhov. Et c’est là précisément ce que révèlent ces pièces en un acte. Le théâtre ne se lit pas, il se parle, il se vit. Le seul lien entre le public et le personnage, c’est l’acteur lui-même qui, avec l’atmosphère, donne le ton, sur les indications de l’auteur, si précises et suggestives chez Tchekhov. Une pièce trop bien écrite risquerait d’enlever à l’acteur et au public leur liberté d’imagination. Aussi, ces courtes pièces sont-elles des instants, des tranches de vie auxquelles la liberté de l’écriture donne une unité teintée de drôlerie, d’intelligence et parfois même de lyrisme, sans que l’on puisse jamais définir s’il s’agit d’un drame ou d’un vaudeville.

    4 pièces en un acte, 4 chefs-d’oeuvre de l’écriture théâtrale.

    lieu : Nogent sur Marne (94).

  • du jeudi 26 janvier 2017 au samedi 28 janvier 2017

    A. Tchekhov : La Mouette

    le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines

    Evènement ! Avec La Mouette, le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines accueille pour la première fois Thomas Ostermeier, figure majeure du théâtre contemporain et directeur de la prestigieuse Schaubühne de Berlin. Avec son théâtre engagé, physique, vivant et généreux, Thomas Ostermeier a revitalisé la scène européenne. Entouré d’une troupe de comédiens français talentueux, il révèle les résonances contemporaines et la dimension comique du chef-d’oeuvre de Tchekhov et lui insuffle une nouvelle jeunesse. Lorsque La Mouette est créée à Moscou en 1896, l’actrice qui joue Nina, considérée comme la plus grande comédienne russe du moment, est tellement impressionnée par l’hostilité du public qu’elle en perd la voix. Il faut attendre la reprise du spectacle deux ans plus tard par Stanislavski au Théâtre d’Art de Moscou pour que la pièce triomphe. Depuis, elle est l’une des oeuvres les plus connues et jouées de Tchekhov, celle à laquelle tout metteur en scène envisage de se confronter à un moment de son parcours. C’est Thomas Ostermeier, metteur en scène allemand parmi les plus marquants de notre temps, qui porte aujourd’hui son regard sur ce chef-d’oeuvre, dans une nouvelle traduction confiée à l’écrivain Olivier Cadiot. Dans La Mouette, Treplev se confronte à sa mère Arkadina, actrice à succès, et cherche en vain à lui faire reconnaitre sa valeur. Il veut transformer le monde et pour cela réinventer la scène, le théâtre. Il veut aussi séduire Nina, jeune actrice à qui il confie le rôle principal de son spectacle. Car l’art est le territoire miné sur lequel tout se joue : les passions, les conflits et les illusions. « Tous les grands textes de théâtre contiennent pour ainsi dire plusieurs pièces. Cela vaut aussi pour La Mouette », remarque Ostermeier. « Est-ce une pièce sur le conflit entre les générations ? Une réflexion sur l’art et le théâtre ? Ou un drame sur les malheurs de l’amour ? ». Le brillant metteur en scène ne choisit pas, il embrasse tous ces enjeux en les débarrassant de toute reconstitution historique et engage un dialogue avec Tchekhov par-delà le XXè siècle, donnant à entendre ce que ce texte a à nous dire de notre temps. Comment d’un « classique » réussir un spectacle nouveau ? Thomas Ostermeier relève le défi haut la main avec cette remarquable adaptation de l’oeuvre du dramaturge russe.

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