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Spectacles

mardi 6 septembre 2016

Portfolio

Théâtre Gérard Philipe. Une mouette. N. Erdman : le suicidé Théâtre Gérard Philipe : Karamazov A. Akhmatova : Requiem N. Gogol : Le Revizor Une mouette. Amandiers-Nanterre. Rustika, d'après La demande en mariage d'A. Tchekhov Le duelliste d'après I. Tourgueniev A. Tchekhov : La mouette Nijinsky - Baryshnikov La famille Semianyki Slava's Snowshow La Mouette - mise en scène d'Ostermeier Vania Ici les aubes sont plus douces Снегурочка Eugène Onéguine Jeanne d'Arc Espia a una mujer que se mata

À l'affiche

  • du jeudi 15 décembre 2016 au samedi 21 janvier 2017

    Letter to a man de Robert Wilson par Mikhail Baryshnikov, d’après le Journal de Nijinsky. En anglais et en russe surtitré en français.

    Théâtre de la Ville

    Virtuose prodigieux, Nijinski renouvela l’art de la danse au sein des Ballets russes que dirigeait Serge Diaghilev dans les premières années du XXe siècle. Nijinski est aussi l’auteur d’un journal secret, tenu pendant six mois dans lequel il note ses préoccupations au sujet de l’art, de la religion et de ses relations avec ses proches. Ce texte fébrile rédigé par un homme troublé à la raison vacillante fascine depuis longtemps Mikhail Baryshnikov. À l’invitation de Robert Wilson, il interprète aujourd’hui ce témoignage bouleversant d’un artiste en train de sombrer dans la folie. Le titre du spectacle, Letter to a Man, renvoie à Diaghilev dont Nijinski fut l’amant avant de le quitter pour épouser Romola de Pulszky. Leur séparation fut sans doute le point de départ de sa maladie. Après The Old Woman de Daniil Kharms, c’est un plaisir de retrouver Mikhail Baryshnikov sous la direction de Robert Wilson. Hugues Le Tanneur

    lieu : Espace Cardin

  • du jeudi 12 janvier 2017 au dimanche 22 janvier 2017

    Une mouette et autres cas d’espèces

    Nanterre-Amandiers

    À l’invitation d’Hubert Colas, des auteurs contemporains s’emparent de La Mouette pour parler de leur écriture, de leur perception du monde, de l’amour, de la littérature, du théâtre. En prologue, Jacob Wren nous livre une vision politique du texte, ancrée dans un monde marqué par le réchauffement climatique et par un certain retour à la féodalité. Angélica Liddell signe l’épilogue. L’écriture collective démultiplie la puissance de cette pièce de la fin du xixe siècle. Attentif à la pluralité des voix et aux points de vue multiples, Hubert Colas amplifie les échos, suit un fil souterrain qui interroge le pouvoir des mots, des regards et de la représentation, instille sa mise en scène dans les brèches des univers de chaque auteur. Interpréter, réincarner, les acteurs cultivent une relation ouverte avec les fantômes de La Mouette de Tchekhov, tout en instaurant un rapport d’immédiateté absolue à l’espace et à l’instant. Plusieurs gestes d’écriture dessinent dans la pièce des situations tout à fait inédites. Ainsi Treplev ressuscite dans l’acte 4 pour une ultime prise de parole qui fait de la pièce un possible vagabondage avec les morts. Et Hubert Colas de nous confier : « J’aime cette idée de corps morts, de corps en renaissance, qui font d’ailleurs écho au Mariage de Gombrowicz et à Hamlet de Shakespeare », rares œuvres de répertoire qui dessinent une filiation secrète dans l’histoire de sa compagnie.

  • du jeudi 12 janvier 2017 au dimanche 22 janvier 2017

    A. Tchekhov : Les méfaits du tabac, La demande en mariage, L’ours, Le chant du cygne.

    La Scène Watteau

    Ces courtes pièces sont autant d’instants de vie auxquels l’écriture de Tchekhov insuffle une unité teintée de drôlerie, d’intelligence et parfois de lyrisme. 4 pièces en un acte, 4 chefs-d’oeuvre illuminés par l’humour et le sens de l’observation du dramaturge russe.

    A propos de sa pièce « Le chant du cygne, Anton Tchekhov précisait : « C’est le plus petit drame du monde, il se jouera en quinze, vingt minutes. Je l’ai écrit en une heure et cinq minutes ». Car le dramaturge russe aborde le théâtre comme il aborde la littérature, avec une grande concision et une méfiance à l’égard de lui-même. Courts et dépouillés, ces petits actes n’en constituent pas moins une anthologie des thèmes développés par Tchekhov tout au long de son oeuvre.

    « Les pièces doivent être mal écrites, avec insolence, c’est-à-dire, sans souci de bien écrire, avec aisance » soulignait aussi Tchekhov. Et c’est là précisément ce que révèlent ces pièces en un acte. Le théâtre ne se lit pas, il se parle, il se vit. Le seul lien entre le public et le personnage, c’est l’acteur lui-même qui, avec l’atmosphère, donne le ton, sur les indications de l’auteur, si précises et suggestives chez Tchekhov. Une pièce trop bien écrite risquerait d’enlever à l’acteur et au public leur liberté d’imagination. Aussi, ces courtes pièces sont-elles des instants, des tranches de vie auxquelles la liberté de l’écriture donne une unité teintée de drôlerie, d’intelligence et parfois même de lyrisme, sans que l’on puisse jamais définir s’il s’agit d’un drame ou d’un vaudeville.

    4 pièces en un acte, 4 chefs-d’oeuvre de l’écriture théâtrale.

    lieu : Nogent sur Marne (94).

  • du jeudi 26 janvier 2017 au samedi 28 janvier 2017

    A. Tchekhov : La Mouette

    le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines

    Evènement ! Avec La Mouette, le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines accueille pour la première fois Thomas Ostermeier, figure majeure du théâtre contemporain et directeur de la prestigieuse Schaubühne de Berlin. Avec son théâtre engagé, physique, vivant et généreux, Thomas Ostermeier a revitalisé la scène européenne. Entouré d’une troupe de comédiens français talentueux, il révèle les résonances contemporaines et la dimension comique du chef-d’oeuvre de Tchekhov et lui insuffle une nouvelle jeunesse. Lorsque La Mouette est créée à Moscou en 1896, l’actrice qui joue Nina, considérée comme la plus grande comédienne russe du moment, est tellement impressionnée par l’hostilité du public qu’elle en perd la voix. Il faut attendre la reprise du spectacle deux ans plus tard par Stanislavski au Théâtre d’Art de Moscou pour que la pièce triomphe. Depuis, elle est l’une des oeuvres les plus connues et jouées de Tchekhov, celle à laquelle tout metteur en scène envisage de se confronter à un moment de son parcours. C’est Thomas Ostermeier, metteur en scène allemand parmi les plus marquants de notre temps, qui porte aujourd’hui son regard sur ce chef-d’oeuvre, dans une nouvelle traduction confiée à l’écrivain Olivier Cadiot. Dans La Mouette, Treplev se confronte à sa mère Arkadina, actrice à succès, et cherche en vain à lui faire reconnaitre sa valeur. Il veut transformer le monde et pour cela réinventer la scène, le théâtre. Il veut aussi séduire Nina, jeune actrice à qui il confie le rôle principal de son spectacle. Car l’art est le territoire miné sur lequel tout se joue : les passions, les conflits et les illusions. « Tous les grands textes de théâtre contiennent pour ainsi dire plusieurs pièces. Cela vaut aussi pour La Mouette », remarque Ostermeier. « Est-ce une pièce sur le conflit entre les générations ? Une réflexion sur l’art et le théâtre ? Ou un drame sur les malheurs de l’amour ? ». Le brillant metteur en scène ne choisit pas, il embrasse tous ces enjeux en les débarrassant de toute reconstitution historique et engage un dialogue avec Tchekhov par-delà le XXè siècle, donnant à entendre ce que ce texte a à nous dire de notre temps. Comment d’un « classique » réussir un spectacle nouveau ? Thomas Ostermeier relève le défi haut la main avec cette remarquable adaptation de l’oeuvre du dramaturge russe.

  • du jeudi 5 janvier 2017 au dimanche 29 janvier 2017

    Karamazov, d’après Les frères Karamazov de Fédor Dostoïevsk

    Théâtre Gérard Philipe

    On compare parfois la cruauté de l’homme à celle des fauves, c’est faire injure à ces derniers.

    Fédor Dostoïevski

    Les Frères Karamazov est un roman à tiroirs, réunissant intrigue policière, histoires d’amours et exposés métaphysiques. Les personnages inoubliables, déchirés par leurs conflits intérieurs, recherchent une vérité qui n’a rien à voir avec une quête de la raison.

    Il y a les fils légitimes, brillants de passion et de questions : Dimitri l’amoureux passionné, Ivan le philosophe, Aliocha le mystique. Face à eux se place le bâtard, Smerdiakov, cynique et haineux, dégoûté par sa condition de domestique. Au hasard de la vie, ces quatre frères se retrouvent dans la ville paternelle et se construisent tant bien que mal, entre amour et abjection filiale. En proie aux questionnements de la vie, de la chair et de la foi, ils se heurtent à un père bouffon et jouisseur, face auquel aucune de leur ligne de vie ne tient. Le meurtre, qui fait vriller le roman philosophique en roman policier, met cette fratrie tourmentée face à la question de la responsabilité. Qui est coupable, celui qui porte le coup, ou celui qui n’empêche pas que le coup soit porté ?

    Après avoir récemment travaillé à partir de matériaux théâtraux (La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht, Liliom ou La Vie et la mort d’un vaurien de Ferenc Molnár,Cupidon est malade de Pauline Sales), Jean Bellorini reprend son exploration d’œuvres littéraires narratives en s’emparant de l’ultime chef-d’œuvre de Fédor Dostoïevski. Entouré de sa troupe de comédiens-musiciens-chanteurs, rejoint par de nouveaux artistes, accompagné de Camille de La Guillonnière pour l’adaptation et en collaboration avec le traducteur André Markowicz, il souhaite rendre toute la force poétique et lyrique de l’œuvre.

    Et nous tous, les Karamazov, on est comme ça, dans toi aussi, dans l’ange, il y a un insecte qui vit, et qui fait naître des tempêtes dans ton sang. C’est des tempêtes, parce que la sensualité, c’est une tempête ! La beauté, c’est une chose terrifiante et affreuse !

    Fédor Dostoïevski, Les Frères Karamazov (traduction André Markowicz)

  • du jeudi 23 février 2017 au samedi 25 février 2017

    Karamazov, d’après Les frères Karamazov de Fédor Dostoïevsk

    Maison des Arts de Créteil

    « On compare parfois la cruauté de l’homme à celle des fauves, c’est faire injure à ces derniers » Fiodor Dostoïevski

    Les Frères Karamazov est un roman à tiroirs, réunissant intrigue policière, histoires d’amours et exposés métaphysiques. Les personnages inoubliables, déchirés par leurs conflits intérieurs, recherchent une vérité qui n’a rien à voir avec une quête de la raison.

    Il y a les fils légitimes, brillants de passion et de questions : Dimitri l’amoureux passionné, Ivan le philosophe, Aliocha le mystique. Face à eux se place le bâtard, Smerdiakov, cynique et haineux, dégoûté par sa condition de domestique. Au hasard de la vie, ces quatre frères se retrouvent dans la ville paternelle et se construisent tant bien que mal, entre amour et abjection filiale. En proie aux questionnements de la vie, de la chair et de la foi, ils se heurtent à un père bouffon et jouisseur, face auquel aucune de leur ligne de vie ne tient. Le meurtre, qui fait vriller le roman philosophique en roman policier, met cette fratrie tourmentée face à la question de la responsabilité. Qui est coupable, celui qui porte le coup, ou celui qui n’empêche pas que le coup soit porté ?

    Jean Bellorini reprend son exploration d’œuvres littéraires narratives en s’emparant de l’ultime chef-d’œuvre de Fiodor Dostoïevski. Entouré de sa troupe de comédiens-musiciens-chanteurs, rejoint par de nouveaux artistes, accompagné de Camille de La Guillonnière pour l’adaptation et en collaboration avec le traducteur André Markowicz, il souhaite rendre toute la force poétique et lyrique de l’œuvre.

  • le samedi 4 mars 2017

    La famille Semianyki

    Salle des Fêtes de Gennevilliers. Tel. 01 40 85 48 11

    18h00.

    lieu : 177, avenue Gabriel-Péri. Genevilliers (92)

  • le dimanche 5 mars 2017

    La famille Semianyki

    Mantes la Ville

    lieu : Salle Jacques Brel, 21, rue des Merisiers. (78)

  • le vendredi 17 mars 2017

    P. Tchaïkovski : Jeanne d’Arc

    Philharmonie de Paris

    Sous la direction de Tugan Sokhiev, les forces du Bolchoï se conjuguent pour mettre en lumière cet opéra méconnu de Tchaïkovski qui dut attendre 1976 avant d’être créé en France.

    C’est à une redécouverte d’importance que nous convie Tughan Sokhiev. À la tête du légendaire Orchestre et du Chœur du Bolchoï, qu’il dirige depuis 2014, et avec quelques- uns de meilleurs solistes russes du moment, il remet en pleine lumière un opéra oublié de Tchaïkovski. Auteur du livret, le compositeur s’est appuyé sur la tragédie de Schiller, bien que d’autres influences soit venues s’y greffer. Si l’air magnifiquement expressif « Adieu forêts » a été régulièrement chanté par les plus grandes cantatrices, l’opéra – au titre originel de La Pucelle d’Orléans - n’a été donné dans sa totalité que rarement depuis sa première représentation en 1881 au Mariinski de Saint-Pétersbourg : ce n’est qu’en 1976 qu’on l’entendit en France en version de concert et en 1998 en création scénique.

  • du samedi 4 mars 2017 au dimanche 19 mars 2017

    Tout passe, d’après V. Grossman

    Théâtre Gérard Philipe

    Ivan Grigorievitch est libéré au lendemain de la mort de Staline. Après avoir passé trente ans dans les prisons, les camps et en relégation, témoin de l’extermination des koulaks ukrainiens et de la grande terreur stalinienne, il tente de comprendre l’âme de ce peuple esclave et bourreau qui a survécu aux deux grandes tragédies du XXe siècle. Tout passe est un long récit d’une vitalité saisissante, sans presque aucune péripétie. Son ressort essentiel se résume en une méditation âpre et prophétique sur la société soviétique. Prophétique parce que c’est aujourd’hui que résonnent et se comprennent, plus encore qu’hier, les paroles de l’auteur. Comme le souligne l’écrivain Daniel Rondeau : « Vassili Grossman, romancier russe né en 1905 dans l’une des capitales juives de l’Ukraine et mort à Moscou en 1964, aimait son peuple et sa mère. Son oeuvre rend compte du chant secret de ceux qui, dans la Russie stalinienne, croyaient encore que la liberté, la tendresse, la bonté étaient “le pain et l’eau de la vie” ». Patrick Haggiag et Jean Varela portent à la scène les réflexions de l’auteur qui, d’abord consacré par le régime soviétique, prendra ses distances avec celui-ci et sera interdit de publication. Ce texte, achevé juste avant sa mort, est l’occasion pour le metteur en scène et l’acteur de suspendre grâce au théâtre le cours ordinaire de la vie et de prendre le temps de regarder ce qui demeure.

    « Le temps n’aime que ceux qu’il a enfantés, ses enfants, ses héros, ses travailleurs. Jamais, jamais il n’aimera les enfants du temps passé et les femmes n’aiment pas les héros du temps passé et les mères n’aiment pas les enfants des autres. Tel est le temps ; tout passe et il reste. » Vassili Grossman, Vie et Destin

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